St Valentin: le jour des amoureux?

Aujourd’hui nous sommes le 14 Février, le jour de la St Valentin, la fête des amoureux (pourquoi ce saint, et pas un autre? un début de réponse ici).

Qui dit fête des amoureux, dit fête de l’amour. Qui dit amour comprend plaisir… Oui, mais de quel amour et de quel plaisir parle-t’on? Au-delà de l’amour humain, souvent source de profondes désillusions, existe t’il une source d’amour fiable, satisfaisante et durable? Et peut-on circoncire l’amour, jusqu’à le rétrécir à tel point qu’on ne le contienne que dans un seul jour?

Voici, glanés ça et là au fil de ma lecture ce matin, quelques enseignements et réponses sur le sujet tirés du Caitanya Caritamrta, Adi Lila, chapitre 4, traduit du sanskrit avec teneur et portée par Sa Divine Grâce A.C Bhaktivedanta Swami Srila Prabhupada:

CC, 4-60: « Le service de dévotion est un échange réciproque entre deux personnes, et par conséquent il ne peut pas être logé simplement à l’intérieur de soi. »

« Quand la puissance de plaisir de Dieu la Personne Suprême est manifestée par Sa grâce dans la personne d’un dévot, cette manifestation est appelée Amour de Dieu. Par conséquent, le service de dévotion échangé entre le Seigneur et Son dévot est une manifestation de la puissance de plaisir transcendantale du Seigneur. »

Le Seigneur a trois puissances ou énergies transcendantales, aussi appelé visuddha-sattva.

CC, 4-62:

sandhini: puissance transcendantale de Dieu la Personne Suprême par laquelle Il maintient Son existence

samvit: puissance transcendantale par laquelle Il Se connait Lui-même et par laquelle les autres Le connaisse.

hladini: puissance transcendantale par laquelle Il possède une félicité transcendantale et par laquelle Ses dévots goûtent cette félicité.

Le Seigneur et Ses dévots perçoivent simultanément l’énergie hladini directement grâce au pouvoir de samvit. 

CC,4-67: « Quand le pouvoir de connaissance, samvit est éclairé par la puissance de félicité hladini, ils travaillent ensemble, alors peut-on atteindre la connaissance de Dieu la Personne Suprême. »

visuddha-sattva est la manifestation totale de ces trois énergies et « la principale constituante du royaume de Dieu. »

La vérité absolue est par conséquent la substance de réalité éternellement manifestées par ces trois énergies.

La vérité absolue comprend quatre principes:

1/ Dieu la Personne Suprême

2/ Sa puissance interne (les 3 énergies sat ou sandhini, cit ou samvit et ananda ou hladini)

3/ Son énergie marginale (les entités vivantes)

4/ Son énergie externe ( le cosmos matériel)

Les 3 puissances sandhini, samvit et hladini influencent et manifestent les trois modes de la nature matérielle ou gunas et qui sont: satva la vertu, l’équilibre, rajas la passion, l’activité et tamas l’ignorance, l’inactivité.

« ceci prouvent définitivement que les entités vivantes sont des serviteurs éternels du Seigneur, étant contrôlés soit par Sa puissance externe soit par Sa puissance interne.« 

CC,4-68: « l’essence de l’énergie hladini est l’amour de Dieu, l’essence de l’amour de Dieu est l’émotion (bhava), et le développement ultime de l’émotion est mahabhava. »

Teneur et portée: Le produit de l’énergie hladini est l’amour de Dieu, qui se divise en deux: le pur amour de Dieu, et le reflet perverti de cet amour de Dieu. Seulement quand l’énergie hladini émane de Sri Krishna et est répandue sur les entités vivantes pour L’attirer, seulement alors deviennent-elles de purs amoureuses de Dieu. Mais quand cette même énergie hladini est infectée par l’énergie matérielle externe et émane de l’entité vivante, elle n’attire pas Krishna; au contraire, l’entité vivante devient attirée par l’éclat de l’énergie matérielle. A ce moment là, au lieu de devenir fou d’amour de Dieu, l’entité vivante court follement derrière les plaisirs matériels des sens, et à cause de son association avec les modes de la nature matérielle, elle est captivée par ses interactions de sentiments angoissants et malheureux. « 

CC,4-69: « Sri Radha Thakurani est l’incarnation de mahabhava. Elle est le sanctuaire de toutes les bonnes qualités et le joyau parmi toutes les amoureuses du Seigneur Krishna. »

CC, 4-87: (résumé): Radha vient de aradhana qui signifie « adorer ». Sri Radhika signifie: celle qui excelle dans son adoration de Krishna, celle qui est la meilleure des servantes, celle qui par son adoration satisfait tous les désirs de Krishna.

CC, 4-89: Sri Radha est parama-devata: la déèsse suprême, la protectrice de tous, et la mère de tout l’univers.

CC,4-91: Sri Radha est sarva-laksmi: elle représente pleinement les six opulences (la beauté, le savoir, la richesse, la puissance, la renommée et le renoncement). Elle est l’énergie suprême de Krishna.

CC, 4-94: Sri Radha est sarva-kanti: elle satisfait tous les désirs du Seigneur Krishna.

CC, 4-96: « Sri Radha est la pleine puissance et Krishna est le propriétaire de cette pleine puissance. Les deux ne sont pas différents, comme les écritures révélées le prouvent. »

Voilà pourquoi les dévots de Krishna, c’est à dire les vaishnavas, au lieu de célébrer une fois par an Saint Valentin, (un moine martyr qui s’est fait décapité (!!!), célèbrent chaque jour les gloires de Srimati Radharani.

Comment?

En chantant les Saints Noms de Radha (hare=aradhana) et Krsna, chacun peut très simplement et facilement invoquer (invocare=faire descendre) ce pur amour de Dieu afin qu’il se manifeste dans notre cœur.

C’est la recette du bonheur…

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Qu’est ce que la « Conscience de Krishna »?

Qu’est-ce que la « Conscience de Kṛiṣhṇa » ? 
Culte hindou ou culture d’inspiration divine ?
« En Inde autant qu’à l’étranger, les Indiens s’imaginent parfois que le Mouvement pour la Conscience de Kṛṣṇa se fait l’apôtre de l’hindouisme, mais en vérité, il n’en est rien. . . On aurait tort de nous assimiler à quelque dogme sectaire, quand au contraire, nous n’enseignons que l’art d’aimer Dieu. . . Nous proposons un modèle de société spirituelle qui permette de résoudre tous les problèmes de l’existence; et c’est pourquoi ce Mouvement reçoit un accueil favorable dans le monde entier.
On croit parfois que le Mouvement pour la Conscience de Kṛṣṇa s’identifie à l’hindouisme alors qu’en fait, il ne s’agit en aucune manière d’une croyance ou d’une religion particulière qui chercherait à en supplanter d’autres, semblables. Bien au contraire, ce Mouvement revêt un intérêt culturel primordial pour l’humanité tout entière, et s’adresse à tous sans considération de foi ni de confession puisque sa vocation même est d’éduquer l’homme dans l’art d’aimer Dieu.

En Inde autant qu’à l’étranger, les Indiens s’imaginent parfois que ce Mouvement se fait l’apôtre de l’hindouisme, mais en vérité, il n’en est rien. On ne rencontrera pas une seule fois le mot « hindou » dans toute la Bhagavad-Gītā, ni même dans tous les Textes védiques. En réalité, il fut introduit dans le langage courant par les musulmans des provinces voisines de l’Inde, telles l’Afghanistan, le Baluchistan et la Perse. La rivière marquant la frontière nord-ouest de l’Inde s’appelle le Sindhu, mais à cause d’un défaut de prononciation, les musulmans de l’endroit en ont fait l’Hindu et les habitants des terres ainsi délimitées furent également nommés Hindous. De même, en Inde, selon le langage védique, on appelle les Européens mlecchas et yavanas.

C’est à travers la Bhagavad-Gītā que l’on peut connaître la véritable culture de l’Inde, le varnāsrāma-dharma: elle nous enseigne, en effet, que les guṇas, par l’influence particulière qu’elles exercent sur chaque homme, déterminent quatre divisions sociales ou varnas —les brahmanas, les ksatriyas, les vaisyas et les sudras— et quatre étapes spirituelles, les āsrāmas —les Brahmācaris, les grhasthas. les vanaprasthas et les sannyasis. Les Puranas, Ecrits védiques, traitent en détail de cette institution propre à la culture védique. Il s’agit d’un système d’éducation permettant à tout homme de progresser dans la science de Kṛṣṇa, de Dieu. Voilà en quoi consiste l’entière culture védique.

Lors d’un entretien avec Rāmananda Raya —un grand dévot. du Seigneur—, Sri Caitanya lui demanda: « Quel est le principe fondamental de la condition humaine ? » Rāmananda Raya répondit alors qu’une société ne devient civilisée qu’avec la mise en vigueur du varnāsrāma-dharma. Avant d’avoir atteint ce stade, il n’est pas question de « civilisation ». Aussi ce Mouvement s’efforce-t-il maintenant d’établir une telle civilisation propre à la condition humaine: la conscience de Kṛṣṇa, ou encore le daiva-varnāsrāma —une culture d’inspiration divine. En Inde, ce système n’est plus appliqué selon les normes védiques originelles. Aujourd’hui, en effet, quiconque naît au sein d’une famille de Brahmanas (le statut social le plus élevé) réclame qu’on l’accepte comme Brahmana. bien que les śāstras, les Ecritures, ne sanctionnent pas une telle imposture. Peut-être est-ce bien le gotra, la caste héréditaire d’une famille, qui fit de nos pères des Brahmanas, mais le véritable varnāsrāma-dharma se fonde, lui, sur la valeur réelle de l’individu pour déterminer sa classe sociale, et ne tient compte ni de l’origine sociale, ni de l’hérédité. Ce Mouvement ne se fait donc certes pas l’apôtre des principes appliqués aujourd’hui par les hindous. notamment par ceux qui subissent l’influence de Sankarācārya: celui-ci, en effet, décrivait la Vérité Absolue comme impersonnelle. niant ainsi de façon détournée l’existence de Dieu.

En fait, Sankarācārya apparut en ce monde en vue d’une mission bien particulière: il devait rétablir l’autorité de la culture védique et par là, mettre fin à la période d’influence prépondérante du bouddhisme. Protégé et soutenu par l’empereur Moka, qui régnait au sixième siècle avant Jésus-Christ, le bouddhisme s’était alors répandu dans toute l’Inde. Les Textes védiques enseignent que Buddha était un avatara, une manifestation de Kṛṣṇa, mis en puissance pour accomplir une mission particulière. Sa doctrine, la foi qu’il professait, devint très populaire en Inde et dans d’autres contrées, évinçant par là même la culture védique de tous ces pays; Buddhā, en effet, rejetait l’autorité des Vedas. Voilà pourquoi Sankarācārya, dont le seul but était de refouler le bouddhisme, introduisit la doctrine dite māyāvada. Cette philosophie se résume

en fin de compte à une forme d’athéisme puisqu’elle consiste à imaginer que Dieu existe. Le māyāvadisme mis à l’honneur par Sankarācārya constitue donc un compromis entre le bouddhisme et cette doctrine athée —qui existe en fait depuis des temps immémoriaux—, et il est au fondement de la pensée religieuse et de toute la culture de l’Inde d’aujourd’hui. Selon cette philosophie, il n’y a pas vraiment de Dieu, ou s’Il existe, Il est impersonnel, omniprésent, et on peut donc Le concevoir sous n’importe quelle forme. Cette conclusion n’est en rien conforme à l’enseignement des Ecritures védiques, car si elles font mention de nombreux devas auxquels certains rendent un culte afin d’atteindre divers buts, Visnu, la Personne Suprême, y est toujours reconnu comme le maître souverain. Voilà l’essence de la véritable culture védique.

La philosophie de la Conscience de Kṛṣṇa ne nie pas l’existence de Dieu et des devas, au contraire de la philosophie māyāvadis; celle-ci professe que ni Dieu ni les devas n’existent véritablement. Selon les māyāvadis, en dernière analyse, tout est néant. Ils disent que chacun peut imaginer l’autorité à laquelle il vouera son adoration —Visnu, Durga, Siva ou le dieu Soleil, puisque ce sont là les divinités qui rencontrent le plus d’adorateurs; mais en fait, leur philosophie n’admet pas qu’ils existent vraiment. Selon eux, puisqu’il est impossible de fixer sa pensée sur le Brahman impersonnel, on pourrait imaginer l’une de ces formes, à sa convenance, et méditer dessus. Il s’agit d’un nouveau système de pensée, appelé pancopasana, qui fut introduit par Sankarācārya. Mais la Bhagavad-Gītā quant à elle, n’enseigne pas de telles doctrines, qui de ce fait, n’ont aucune autorité.

Par contre, la Bhagavad-Gītā reconnaît l’existence des devas, et ce thème est d’ailleurs traité de manière élaborée dans les Vedas; on ne peut donc pas nier leur existence, mais il ne faudrait pas non plus les concevoir ni les vénérer selon l’optique de Sankarācārya. De fait, la Bhagavad-Gītā rejette clairement le culte des devas:

kāmais tais tair hṛta-jñānāḥ
prapadyante ’nya-devatāḥ
taṁ taṁ niyamam āsthāya
prakṛtyā niyatāḥ svayā
« Ceux dont le mental est déformé par les désirs matériels se vouent aux devas; ils suivent, chacun selon sa nature, les divers rites propres à leur culte. » (B.g,,VII.20)
Et Kṛṣṇa précise même au deuxième chapitre:

bhogaiśvarya-prasaktānāṁ
tayāpahṛta-cetasām
vyavasāyātmikā buddhiḥ
samādhau na vidhīyate
« Trop àttaehé aux plaisirs des sens, à la richesse et à la gloire, égaré par ces désirs, nul ne connaît jamais la ferme volonté de servir le Seigneur Suprême avec amour et dévotion. » (B.g.,II.44)
Ceux qui rendent un culte aux devas sont donc qualifiés de hṛta-jñānāḥ, « ceux qui ont perdu la raison ». Et la Bhagavad-Gītā ajoute:

antavat tu phalaṁ teṣāṁ
tad bhavaty alpa-medhasām
devān deva-yajo yānti
mad-bhaktā yānti mām api
« Les hommes à l’intelligence brève rendent un culte aux devas; éphémères et limités sont les fruits de leur adoration. Qui se voue aux devas atteint leurs planètes, quand Mes dévots, cependant, certes atteignent Ma planète, la suprême. » (B.g.,VII.23)

Les bienfaits accordés par les devas sont donc éphémères: comme pour toute facilité matérielle, on ne pourra en jouir qu’en relation avec le corps, lequel est temporaire. Tout bienfait matériel, qu’il soit offert par la science et ses techniques modernes ou par les divinités qui prodiguent ainsi leurs bénédictions, disparaîtra avec le corps. Par contre, le progrès spirituel, lui, n’est jamais perdu.

On aurait tort de nous assimiler à quelque dogme sectaire quand contraire, nous enseignons l’art d’aimer Dieu. La question de existence de Dieu a inspiré bien des théories. L’athée refusera jours de croire en Dieu. Le professeur Jacques Monod, par exemple, qui s’est vu décerner le prix Nobel, déclare ouvertement que le hasard seul décide de tout (longtemps auparavant, certains philosophes athées de l’Inde, tel Carvaka, avaient déjà avancé cette theorie). Selon d’autres philosophies, dont le karma-mimamsa, suffirait de s’appliquer à son travail avec constance et honnêteté pour en recevoir automatiquement les fruits, sans avoir besoin pour cela de s’en remettre à Dieu. Pour démontrer de telles théories, ses partisans présentent comme argument le fait qu’un malade atteint d’infection guérit dans la mesure où il prend les médicants appropriés. Mais, leur répondrons-nous, il arrive parfois qu’un patient meurt, bien qu’on lui ait prodigué les meilleurs soins. On peut pas toujours prédire les résultats à coup sûr. Il faut donc mettre l’existence d’une autorité supérieure (daiva-netrena), un maître suprême; sinon, comment expliquer que le fils d’un homme riche et pieux devienne un hippie vagabond ou qu’un homme ayant réussi à faire fortune par un dur labeur se voie annoncer par son médecin: « Dorénavant, à part la tisane d’orge, vous ne devrez plus rien manger » ?

Selon la théorie dite karma-mimamsa, le monde suit son cours indépendamment de la volonté suprême et n’est régi que par la concupiscence (kama-haitukam). Sous l’emprise de cette concupiscence, un homme ressent un attrait pour une femme et de leur union fortuite naîtra un enfant. Ainsi, la conception n’a rien d’intentionnel et ne sera en somme que la conséquence naturelle de l’union charnelle d’un homme et d’une femme. Pour les athées, que le seizième chapitre de la Bhagavad-Gītā qualifie de démoniaques, le hasard et l’attrait naturel forment l’unique cause de tout phénomène matériel.

Mais en réalité, toute chose en ce monde a sa raison d’être et s’inscrit parfaitement dans le cadre de la culture védique. Ainsi, les Textes védiques donnent-ils des directives quant à l’union de l’homme et de la femme, la procréation des enfants et le but même de la vie sexuelle. Dans la Bhagavad-Gītā, Kṛṣṇa sanctionne la vie sexuelle telle qu’elle est conçue dans la culture védique, c’est à dire lorsqu’elle obéit aux principes et règles prescrits dans Vedas, et Lui-même la déclare légitime dans ces conditions. Mais elle devient inacceptable lorsqu’elle n’est régie que par le hasard. Lorsque la procréation résulte d’une attirance sexuelle fortuite, les enfants ainsi engendrés forment une population indésirable appelée varna-sankara. Ce comportement est celui d’espèces animales inférieures, mais il est inadmissible de la part d’être humain. Il existe pour l’homme un art d’agir correspondant à un dessein supérieur. Nous ne pouvons pas attacher foi à la théorie selon laquelle aucun dessein spécifique ne gouvernerait la vie humaine et où seul le hasard et la nécessité imposée par la matière seraient cause de tout.

Selon Sankarācārya, donc, Dieu n’existe pas vraiment mais pour le bon fonctionnement de la société, chacun peut se L’imaginer comme bon lui semble et poursuivre ainsi la voie qu’il s’est choisie. Cette doctrine athée se fonde plus ou moins elle aussi sur la théorie du hasard et de la nécessité. Mais en ce qui nous concerne, nous optons pour une toute autre voie qui se fonde, elle, sur l’existence d’une volonté supérieure. Il s’agit de ce varnāsrāma-dharma d’inspiration divine, que Kṛṣṇa Lui-même préconise, bien différent du système des castes tel qu’on le conçoit aujourd’hui, et que l’Inde réprouve maintenant elle aussi, à juste titre. En effet cette répartition des hommes en divers groupes sociaux selon principe de l’hérédité ne correspond pas au système védique, divin, du varnāsrāma-dharma.

On distingue de nombreuses corporations au sein de la société —les ingénieurs, les médecins, les chimistes, les commerçants, hommes d’affaires, etc., et ce n’est pas le principe de l’hérédité détermine la position d’un individu, mais bien ses qualifications. Les Ecritures védiques n’admettent d’aucune manière ce système de « castes héréditaires » et nous ne l’acceptons pas non plus. Nous n’avons aucun rapport avec le système des castes, qui est d’ailleurs rejeté maintenant par la population en Inde. Au contraire, nous offrons à tous l’opportunité d’accéder au statut de brahmana, le plus élevé dans la hiérarchie sociale.

L’humanité souffre présentement d’un manque de guides spirituels (les brahmanas) ainsi que de dirigeants (les ksatriyas) pour gouverner la société, et c’est la classe ouvrière (les sudras) qui règne en maître sur le monde entier; de là tous les problèmes : ils affectent la société moderne. C’est précisément afin d’y remédier que nous nous vouons à ce Mouvement pour la Conscience Kṛṣṇa. Si la classe brahmanique est rétablie dans sa fonction véritable, à leur tour les autres groupes apporteront naturellement leur véritable contribution à l’équilibre social, tout comme le bon fonctionnement du cerveau détermine celui des diverses parties du corps tels les bras, les jambes et l’estomac.

Le but ultime de ce Mouvement est d’enseigner aux hommes l’art d’aimer Dieu, ce que Caitanya Mahāprabhu Lui-même définit comme le plus haut degré de perfection. La conscience de Kṛṣṇa a rien de commun avec l’hindouisme pas plus qu’avec aucune religion particulière. Aucun chrétien n’envisagerait de se convertir à l’hindouisme, et de même, aucun hindou n’irait adopter la foi chrétienne. De telles conversions sont le fait d’hommes sans statut social particulier. Mais tous, par contre, se sentiront concernés s’il s’agit de comprendre Dieu à travers une approche scientifique et philosophique, et de s’y consacrer sérieusement. Comprenons bien surtout que le Mouvement pour la Conscience de Kṛṣṇa ne cherche pas à répandre la « religion hindoue ». Bien plutôt, nous proposons un modèle de société spirituelle qui permette de résoudre tous problèmes de l’existence; et c’est pourquoi ce Mouvement reçoit un accueil favorable dans le monde entier.
(« Solutions pour l’*age de fer » A.C Bhaktivédanta Swami)

Merci à Indrya Damana Prabhu pour sa traduction

Un homme de Vaikuntha

Yamuna: Un de ces matins dans le jardin de Tittenhurst, les longues herbes étaient particulièrement mouillées à cause de la rosée et il faisait du brouillard. Donc on descendait un petit talus et Prabhupada marchait juste devant moi. Alors que je regardais les pieds de Srila Prabhuapda, je pensais, je vais marcher dans ses pas, comme une disciple qui pense marcher dans les traces de son maître spirituel. Et tout à coup cela m’a frappé: « Il n’a pas d’empreintes! » C’était étrange parce que j’étais la seule personne présente à ce moment là. Mais cela m’a interloqué si profondément que je me suis retournée en regardant, et il y avait vraiment une empreinte large et profonde là où j’avais marché. Alors je me suis arrêtée et j’ai dit: « Prabhupada, je suis confuse; vous marchez devant moi, mais il n’y a aucune trace là où vous marchez, alors que là où je marche il y en a, comment ça se fait? » En fait il a été assez sobre et il m’a dit: « Cela te sera révélé en temps voulu. » Mais il ne m’a jamais donné de réponse. Et cela ne m’a toujours pas été révélé, autrement que le fait qu’il vienne d’un autre monde – C’était un homme de Vaikuntha.

Extrait du livre de Yamuna devi: Une vie de dévotion sans mélange

Yamuna : One particular morning in Tittenhurst garden, the long grasses were particularly wet from the dew, and it was very foggy. So we were going down a hillock, and Prabhupada was walking a little ahead of me. As I was watching Srila Prabhupada’s feet, I thought, I will step where he walks, as a disciple is thinking to try to walk in the footsteps of the spiritual master. All of a sudden it hit me, « There’s no footprints! » It was uncanny because I was the only person there at the time. But it struck me so profoundly, and I turned around and looked, and there were really large, deep impressions where I had walked.

So I stopped and said, « Prabhupada, I am confused; you are walking in front of me, but there are no footprints where you are walking, and where I walk there are footprints. How is that? » So actually he was quite sober and he said, « That will be revealed to you in time. » But he never gave me an answer. And it still hasn’t been revealed to me, other than that he was from another place – he was a Vaikuntha man.

Reference: Yamuna Devi – A Life of Unalloyed Devotion

Maître spirituel: Comme le soleil

« The mercy of the spiritual master is always there, but we have to take it. Just like the sun, it is there for everyone, but we at least have to stand in a receptive place to get the benefit. »

(Srila Prabhupada Letter, December 8, 1975)

« La miséricorde du maître spirituel est toujours là, mais nous devons la prendre. Tout comme le soleil, il est là pour tout le monde, mais nous devons au minimum nous mettre dans un endroit approprié afin d’en recevoir les bénéfices. »
(Lettre de Srila Prabhupada, le 8 décembre 1975)

Sri Namamrta 1

Traduction extrait du Sri Namamrta (p220)

La conscience spirituelle endormie peut être soulagée par le son transcendantal du maha mantra.

L’existence spirituelle est éternelle alors que le corps ne l’est pas. Il est dit que l’atmosphère spirituelle est avyakta, non manifesté, alors comment peut elle être manifestée pour nous?

Rendre le non manifesté, manifesté, est justement le processus de la conscience de Krishna. Selon le Padma Purana:

atah sri-krsna-namadi

na bhaved grahyam indriyaih

sevonmukhe hi jihvadau

svayam eva sphuraty adah

Nul ne peut comprendre la nature transcendantale de la forme, des qualités et des divertissements de Sri Krishna à travers ses sens matériels contaminés. Seulement quand on devient spirituellement saturé par le service transcendantal au Seigneur, alors le Nom transcendantal, la forme, les qualités et les divertissements du Seigneur nous révélés. (Bhakti-Rasamrta-Sindhu 1.2.234)

« Nul ne peut comprendre Krisna tel qu’Il est, par les sens matériels limités. Mais Il se révèle Lui-même aux dévots, étant satisfait avec eux de leur service d’amour transcendantal à Lui. « 

Dans ce verset, le mot indriaih signifie « les sens ». Nous avons cinq sens pour accéder à la connaissance. (Les yeux, les oreilles, le nez, la langue et la peau). Et cinq sens pour agir (la voix, les mains, les jambes, les génitaux et l’anus). Ces dix sens sont sous le contrôle du mental. Il est déclaré dans ce verset qu’avec ces sens matériels limités, on ne peut pas comprends les noms, la forme de Krsna et ainsi de suite. Pourquoi cela? Krsna est complètement spirituel, et aussi absolu. Par conséquent, Son Nom, Sa forme, Ses qualités, Ses attributs sont tout aussi spirituels. A cause du conditionnement matériel ou des limitation matériels, on ne peux pas actuellement comprendre ce qui est spirituel. Mais cette ignorance peut être enlevée en chantant Hare Krsna. Si un homme est endormi, il sera réveillé grâce à une vibration sonore. Vous pouvez l’appeler et lui dire, « Allez viens, c’est le moment de te lever. » Bien que la personne soit inconsciente, l’écoute est tellement importante que même un homme endormi peut être éveillé par une vibration sonore. De même manière, dominé par le conditionnement matériel, notre conscience spirituelle est actuellement endormie, mais elle peut être ravivée par cette vibration transcendantale de Hare Krsna, Hare Krsna, Krsna Krsna, Hare Hare, Hare Rama, Hare Rama, Rama Rama Hare Hare.

Extrait de l’ouvrage de Sa Divine Grâce A.C Bhaktivedanta Swami Prabhupada: le chemin de la perfection.

Sri Namamrta Introduction

Sri Namamrta Introduction

Ce qui va suivre est une traduction partielle du livre « Sri Namamrta: le Nectar des Saints Noms ». Cet ouvrage est une compilation des ouvrages de Sa Divine Grâce A.C Bhaktivedanta Swami Prabhupada réalisée par un de ses disciples Subhananda das. Voici ce qu’il écrit dans sa préface:

Le 7 Juin 1977, à peu près quatre mois avant la disparition physique de Srila Prabhupada, je lui ai écrit une longue lettre. Bien que je sois déjà son disciple depuis nombreuses années, je lui ai écrit seulement une fois auparavant, parce que je me sentais très timide de prendre son temps inutilement. A ce point cependant, j’ai senti un besoin urgent de lui écrire. parce que je voulais lui proposer une idée qui m’est apparue en contemplant la possibilité qu’il pouvait nous quitter sous peu. Comme la santé de Srila Prabhupada était très fragile à ce moment là, j’ai senti, comme nombre de mes frères et soeurs en Dieu, la nécessité d’approfondir ma compréhension de ma relation avec mon maître spirituel en référence à son absence anticipée. La question qui me taraudait était: « Sous quelle forme, ma relation avec Srila Prabhupada continuera après son départ physique. Prenant refuge des shastras, j’ai trouvé ces  instructions dans le commentaire de Srila Prabhupada du 4eme chant du Bhagavatam, 28e chapitre, verset 47:

« Le disciple et le maitre spirituel ne sont jamais séparés, parce que le maitre spirituel reste toujours en compagnie du disciple tant que le disciple suit strictement les instructions du maître spirituel. C’est appelé l’association vani, par les mots. La présence physique est appelée vapuh. Aussi longtemps que le maître spirituel est présent physiquement, le disciple doit servir le corps physique du maître spirituel, et quand le maître spirituel n’est plus physiquement présent, le disciple doit servir les instructions du maître spirituel. »

Je pouvais comprendre par conséquent que si je suivais toujours ses instructions, je serai toujours capable de sentir sa présence transcendantale vivante à l’intérieur de mon cœur. Cette compréhension a été confirmé quand j’ai parcouru la dédicace de Srila Prabhupada à son maître spirituel dans le premier volume du bhagavatam où il écrit: « A Srila Prabhupada Bhaktisiddhanta Sarasvati Goswami Maharaja, mon maître spirituel…Il vit pour toujours par ses instructions divines et ses disciples vivent avec lui.

Maintenant où sont ses instructions? Ses instructions sont contenues dans ses livres. Comme Srila Prabhupada l’a confirmé à son retour de Londres pour Vrindavan, peu de temps avant son départ physique: « Il n’y a rien de nouveau à rajouter. Tout ce que j’avais à dire, je l’ai déjà dit dans mes livres. Maintenant vous devez essayez de le comprendre et continuer par vous même ». Il a aussi ajouté, environ à la même période: « Si je pars, il n’y a pas de raison de se lamenter, je serai toujours avec vous à travers mes livres et mes instructions. Je resterai toujours avec vous de cette manière. »

Il est clair par ces instructions que Srila Prabhupada continue de vivre en manifestation pleinement transcendantale dans ses instructions divines, et qu’on peut le contacter et recevoir sa miséricorde en le comprenant et exécutant ses instructions. Quiconque ne ferait ne serait-ce qu’un humble effort pour chercher un point particulier philosophique dans les livres de Srila Prabhupada, pourrait découvrir une abondance de connaissance transcendantale perspicace. La pensée me vint cependant qu’en dehors de ceux qui assistent aux classes de Srimad Bhagavatam et Bhagavad Gita dans les temples, peu d’entre nous, pour quelques raisons que ce soit, entreprennent une étude approfondie et systématique des livres de Srila Prabhupada, même si nous avons l’occasion de le faire. J’ai commencé par conséquent à réfléchir comment les disciples de Srila Prabhupada et les futurs disciples pourraient recevoir un système pour extraire des instructions sur des sujets spécifiques issus de ses livres d’une manière facile et pratique. Avec cette idée en tête j’ai écrit à Srila Prabhupada une lettre dans laquelle je proposais une sorte de compilation systématique et approfondie de toutes ces instructions issues de ses livres. J’ai offert d’accepter cette tâche difficile, même si je ne me sentais personnellement pas qualifié pour le faire. Un mois plus tard, j’ai reçu une réponse de Tamal Krsna Goswami, qui agissait à ce moment là comme le secrétaire de Srila Prabhupada.

« Mon cher Subhananda Prabhu. S’il te plait, acceptes mon humble hommage. J’ai reçu l’instruction de Sa Divine Grâce Srila Prabhupada de répondre à ta lettre en date du 7 juin 1977. Sa Divine Grâce a été très satisfait d’entendre ta proposition d’amasser sujet par sujet une compilation encyclopédique et systématique de tous les enseignements et instructions trouvées dans ses livres. Srila Prabhupada a dit qu’il savait que tu étais un dévot érudit et que tu étais tout simplement capable de faire ce travail. Il a ajouté: c’est une proposition très bien accueillie. »

J’offre par conséquent maintenant ce livre « Le Sri Namamrta, Le Nectar des Saints Noms » à tous les disciples et petits disciples de Srila Prabhupada. Chacun de nous devrait absorber son mental dans ces instructions nectaréennes avec une attention accrue et appliquer consciencieusement leur conclusions dans sa pratique spirituelle. En étudiant les instructions de Srila Prabhupada sur ce sujet si important du chant des Saints Noms, nous deviendrons pleinement convaincu de l’importance de chanter sans offenses les Saints Noms de Krishna dans notre effort d’avancement spirituel.

En conclusion, je voudrai dire que c’est mon espoir humble et fervent qu’en étudiant attentivement, en s’absorbant, en appliquant ces instructions nectaréennes contenues dans ce volume, beaucoup beaucoup d’âmes sincères, sentiront une inspiration renouvelée à prendre les Saints Noms de Sri Krishna comme leur vie et leur âme.

Subhananda Das

Prabhupada Nectar en Français, Audio 1-12

PRABHUPADA NECTAR (extraits traduit du livre de Satsvarupa das Goswami)

Ce qui va suivre est une traduction partielle du livre de Satsvarupa Das Goswami intitulé « Prabhupada Nectar » et qui regroupent une multitude d’anecdotes, témoignages, histoires, citations collectées et regroupées dans ce livre. Ces histoires ne suivent pas d’ordre particulier, mais sont posées comme Prabhupada les posait dans sa vie de tous les jours: un mot par ci, une histoire par là, et quelquefois il donnait tout le paquet d’un coup.

Il existe déjà des livres d’anecdotes consacrés à de grands auteurs ou personnalités comme les anecdotes de la vie de Gandhi, ou celles de la vie d’Abraham Lincoln. Ils sont mémorable car ils nous donnent un aperçu de la vie quotidienne de ces grandes personnalités, mais ce Prabhupada Nectar a une importance unique, parce que Srila Prabhupada a été mis en puissance pour répandre la plus haute science transcendantale: le pure amour de Krishna, basé sur les enseignements du Seigneur Caitanya Mahaprabhu, et il l’a répandu plus largement et efficacement qu’aucun de ses prédécesseurs. Ce qui est remarquable c’est qu’il l’a fait durant une période où règne l’incrédulité et les conflits, celle de l’âge de Kali.  Par conséquent entendre même des petits incidents de sa vie est plus bénéfique qu’entendre les exploits de héros ou personnalités mondaines.  Comme il est stipulé dans les Sastras,  (les Ecritures), s’associer même un court instant avec un pure vaishnava peut nous délivrer du cycle des morts et des renaissances.  Puisqu’une goutte de nectar de la vie de Srila Prabhupada peut nous sauver de la souffrance, nous avons essayé dans ce livre, d’offrir beaucoup de gouttes afin d’irriguer ce monde qui est comme un désert. (Extrait de la Préface par Satsvarupa das Goswami).

Histoire N°1:

Ce n’est qu’après avoir dirigé ISKCON en Amérique pendant deux ans, que Srila Prabhupada accepta que l’on s’adresse à lui avec le titre adéquate de Prabhupada au lieu de Swamiji. Dès 1960, il avait écrit dans une teneur et portée de son 1er volume du Srimad Bhagavatam, « Les purs dévots dont la seule activité est de servir sont honorés du nom de Prabhupada ou Visnupada, qui indique que de tels dévots sont des représentants des pieds pareil au lotus du Seigneur. » (Bhag 1.1.15). Bien que l’appellation Swamiji soit familière et peu respectueuse, c’était le seul nom que ses disciples connaissaient et ils y étaient très attachés. Ils s’adressaient à lui et le priaient avec ce nom, et ils commençaient leur lettre avec « cher Swamiji ». Donc ce fut un peu un choc quand ce nom a changé.

Un dévot, entendant ce nouveau nom de la bouche du secrétaire de Srila Prabhupada, ne pouvait l’accepter sans questionner personnellement Srila Prabhupada. Le lendemain matin durant la promenade matinale, il demanda: « Swamiji? »

« Oui », répondit Prabhupada, « Je comprends que vous préférez vous faire appeler Prabhupada. »

Prabhupada se tourna rapidement en disant: « Où as tu entendu cela? Qui t’a dis ça? ». Prabhupada paraissait ennuyé, puis il devint silencieux. Mais après un moment, il parla à nouveau et dit: « En fait, ce n’est pas que je préfère, mais c’est mieux. »

Histoire N°2:

A San Francisco en 1967, Srila Prabhupada a progressivement augmenté le standard de ses disciples. Beaucoup d’entre eux n’étaient pas plus que des hippies passant du bon temps à manger et chanter dans les vitrines. Juste à coté du temple, il y avait un magasin de glace, et tout au bout de la rue un autre qui vendait des beignets, tous deux étaient fréquentés par les dévots. A moins qu’il ne se passe quelque chose de particulier au temple, on pouvait trouver beaucoup de dévots dans l’un ou l’autre de ces magasins. Par conséquent, quand Srila Prabhupada descendait de ses appartements, il passait quelquefois très lentement devant le magasin de glace pour voir si certains de ses disciples s’y trouvaient. Ensuite, il descendait jusqu’au magasin de beignets et regardait par la vitrine. Parfois même certain de ces dévots se cachaient sous leur siège pour ne pas être repéré lorsque Srila Prabhupada regardait à l’intérieur. Plus d’une fois, Srila Prabhupada avait mentionné pendant la conférence du soir que les dévots ne devaient pas aller manger dans les magasins de glace ou manger des beignets, mais seulement manger du Krishna Prasadam.

Depuis le début de sa prédication en Amérique, Prabhupada encourageait ses dévots à prendre part à l’extase dévotionnelle de chanter et danser. Lors des promenades matinales, il demandait quelquefois à chaque dévot, « As tu chanté hier soir? » en faisant référence au kirtan collectif dans le temple.

« J’ai essayé, mais il n’y avait plus de place. » répliqua un dévot. Gargamuni dit: « Non, parce que j’avais peur de pleurer. » Il ne fait aucun doute que ces remarques par ses disciples étaient teintées d’émotions néophytes, cependant Srila Prabhupada répondit sérieusement: « Quand vous êtes avec des gens ordinaires », dit-il, « vous ne devez pas pleurer, parce qu’ils ne comprendraient pas, mais quand vous êtes avec des dévots, vous pouvez pleurer, parce que les dévots sauront que vous pleurez pour Krishna. »

Et Prabhupada a aussi montré des pleurs. Un jour pendant un programme du Dimanche, les dévots jouaient une pièce sur Narada Muni et le chasseur Mrgari. Visnujana das jouait Narada, et quand il s’est mis à réciter les versets de la prière au maître spirituel, chacun a pu remarquer que quelque chose brillait au coin de l’oeil de Prabhupada. Il avait une larme dans son oeil, mais elle était particulièrement brillante, comme un diamant. Après que Prabhupada ait quitté le temple, beaucoup de dévots ont commenté, « vous avez vu le diamant dans l’oeil de Prabhupada? »

Histoire N°3:

Le serviteur de Srila Prabhupada avait des difficultés à contrôler ses sens et il a demandé à Srila Prabhupada de lui donner une diète spéciale. Quand les autres ont eu vent que Prabhupada lui avait recommandé une diète spéciale, un autre dévot l’a approché pour un traitement similaire.

« Prabhupada, y aurait il quelque chose pour m’aider à mieux contrôler ma langue? Y a t’il certaines choses à éviter comme le sucre? »

Prabhupada a dit: « La méthode pour contrôler la langue est de chanter et de prier. »

« Ouais », le dévot a répondu: « je chante et je prie, mais j’ai toujours du mal. »

Prabhupada s’est calé sur son siège et a ri: « Oui » a t’il dit, « je sais. J’ai une langue aussi. Cela peut sembler difficile, mais autant que possible, essaye de manger simplement. »

Prabhupada a continué en décrivant comment pendant la seconde guerre mondiale, il y avait eu un bombardement à Calcutta -juste au moment où Prabhupada était en train de respecter le prasadam. Des amis sont venus chez lui l’avertir: « Abhay Caran, vient vite! La sirène des raids aérien a stoppé! les bombes arrivent! » Prabhupada a répondu en disant qu’il ne pouvait pas venir parce que sa femme venait tout juste de préparer des kacauris. Il dit à ses amis, « allez au abri. Je vais rester ici. » Et il a offert les kacauris, les  a mangé, et a chanté Hare Krishna.

Histoire N°4:

Un soir au Manoir à Londres, Srila Prabhupada était assis dans sa chambre avec ses disciples et quelques invités, y compris une femme reporter qui était venue interviewer Srila Prabhupada. Malgré la fraîche saison d’été à l’anglaise, la reporter était habillée avec une toute petite mini jupe. Sa toute première question révéla son attitude sceptique et presque cynique envers le mouvement Hare Krishna. Comme à son habitude, Srila Prabhupada répondit à ses questions calmement et avec beaucoup d’expertise. Quelque peu exaspérée et dans une attitude de défi, elle souleva cette question quasi rituelle: « Pourquoi vous les dévots avez le crâne rasé? ». Sur ce Srila Prabhupada rétorqua du tac au tac, « et vous, pourquoi avez vous les jambes nues? » La reporter resta sans voix. Srila Prabhupada expliqua ensuite: « Mieux vaut avoir les jambes au chaud et la tête au frais ». Et chacun, y compris la reporter, se mit à rire avec délice. Prabhupada rajouta: « Vous devez avoir la tête froide pour comprendre la philosophie de la Conscience de Krishna. »

Histoire N°5:

Pendant une marche matinale à Vrindavan, les dévots questionnait Prabhupada au sujet de la lune. On pouvait encore apercevoir un croissant pâle dans le ciel et plusieurs oiseaux se répondaient d’arbres en arbres. Prabhupada dit que la lune brillait et qu’elle avait par conséquent de la chaleur mais que cependant son effet sur la terre était rafraichissant. Visakha dasi était une des rares femmes à venir régulièrement accompagner Srila Prabhupada dans ses promenades parce qu’elle était photographe. A cette occasion, elle arrêta de prendre des photos et s’est rapproché de Prabhupada pour lui poser une question sur la lune.

« Prabhupada, il est dit dans une teneur et portée de votre Bhagavad-Gita que grâce au rayonnement de la lune, les végétaux avaient du goût. Donc comment se fait il que la lune donne aux végétaux ses arômes? »

Prabhupada s’est arrêté de marcher pour réfléchir à sa question. Son comportement était tendre et doux, mais son regard a pénétré dans ses yeux.

« Pourquoi ne lui demandes-tu pas? » fut sa seule réponse, et il reprit sa marche.

Histoire N°6:

Voici ce que Prabhupada a dit au sujet du prasadam

« Concernant le prasadam, les restes devraient toujours être consommé s’ils ne sont pas périmés ou sauf s’ils ont été touché par une personnes malade. On ne devrait jamais gaspiller du Krishna prasadam. La meilleure chose est de cuisiner seulement ce qui est nécessaire et ensuite donner à chaque personne ce qu’il souhaite. C’est le système védique, que les gens s’assoient en ligne derrière leur assiette et les serveurs passent dans les rangs et servent une très petite portion de chaque préparation sur chaque assiette, sauf si la personne n’en veut pas, alors rien n’est servi. Ensuite si quelqu’un veut plus, le serveur repasse dans les rangs continuellement et donne plus à la demande. De cette manière rien n’est perdu et tout le monde est satisfait. (extrait d’une lettre du 27 novembre 1971)

En Inde, Prabhupada a montré aux dévots comment un homme civilisé devait manger et comment on doit servir les invités qui viennent au temple. Pendant le repas, l’hôte doit être très attentif aux besoins de ses invités, leur servir des puris chaud, de l’eau fraîche, et leur donner plus de tout. Il doit aussi entretenir une conversation légère et relaxante avec ses invités et éviter les sujets lourds qui génèrent de l’anxiété.

Prabhupada a dit que le riz est inutile s’il n’est pas servi chaud. Il a aussi dit qu’on ne doit jamais le réchauffer car cela provoque un effet poison.

« En ce qui concerne le fait d’offrir du jus de pomme aux déités, cela peut être fait à la seule condition qu’il soit préparé par les dévots. Ceux qui élaborent cette nourriture ne prennent aucune précaution de propreté et n’ont aucune dévotion pour Dieu dans leur laboratoire, dont ce n’est pas acceptable pour offrir. Si vous pouvez faire cette préparation vous même, alors c’est d’accord. » (extrait d’une lettre du 19 décembre 1968)

Histoire N°7:

Dans ses derniers jours à Vrindavan, Srila Prabhupada était porté sur un palanquin pour monter et descendre les escaliers. Son habitude était de se reposer la journée dans son lit qui était sur le toit. Un jour, en montant l’escalier étroit qui menait du 1er étage au toit, Satadhanya Maharaja portait la partie arrière du palanquin avec ses deux mains, et un autre dévot portait la partie avant. Tamala Krishna Goswami dirigeait le groupe et Upendra dasa les suivait en portant le lota pour boire de Prabhupada et son châle. Soudain Srila Prabhupada a commencé à rire de manière incontrôlable. Les dévots étaient médusés parce que Srila Prabhupada était très malade et avait été jusque là silencieux et grave. Il leur dit: « Voulez vous entendre une histoire drôle? » Il répondirent tous: « Oui Prabhupada. » « Allons en haut, je vous la raconterai. »

Pendant que Upendra se précipitait pour aller chercher son magnétophone, les autres portaient Srila Prabhupada sur le toit, le placèrent sur son lit, et s’assirent à ses pied. Le corps de Srila Prabhupada étaient très émaciés suite à des mois de jeûne, et il était allongé mais il continuait à rire.

Il dit: « Il y a un proverbe bengali. Garib manus ca chinga khai hakta gelo gauda jaya. » Rien que de le dire fit rire Prabhupada encore plus. Les dévots restaient mystifiés et dans l’attente.

« Maintenant je vais vous expliquer » dit Srila Prabhupada. « Garib manus. garig signifie « pauvre » et « manus » signifie « homme ». Encore une fois Srila Prabhupada éclatat de rire, son corps frêle tremblait et tout son visage souriait. « Ca chinga khai. » continua t’il. « Ca chinga » signifie « sauterelle ». « Khai » « manger », continua t’il. Donc ce pauvre homme n’a rien, pour manger il doit chercher des sauterelles. Garib manus ca chinga khai hakta gelo. Mais quand il va aux toilettes -gauda jaya, il monte sur un grand cheval blanc ». Prabhupada a rit encore plus fort et tous les dévots autour étaient étonnés. Alors Prabhupada se tourna vers Upendra et lui dit: « Tu comprends? ». Le visage d’Upendra vira au rouge d’incompréhension. Satadhanya Maharaja pensait: « Oh pourvu que Prabhupada ne me demande pas. » Satadhanya se tourna vers Tamala Krsna Maharaja et murmura: « Tamal, tu comprends? » Tamala Krsna Maharaja hocha la tête pas très sûr et dit: « Oui » mais il resta silencieux.

Prabhupada dit: « Regardez. Garib manus. Un pauvre homme n’a que des sauterelles à manger mais quand il va aux toilettes il monte un grand cheval blanc. » Quand Prabhupada vit qu’ils ne comprenaient pas, il expliqua: « De même manière je suis un sannyasi. Donc un sannyasi est un mendiant, un homme pauvre. Je suis un pauvre homme, et cependant quand je vais dormir, quatre hommes doivent me porter sur un palanquin. » Alors tout le monde a ri et s’est réjoui de l’histoire de Prabhupada, mais pas autant que Prabhupada lui même ne l’avait fait.

Histoire N°8:

Sa stature. Srila Prabhupada mesurait peut être 1,65m. Un non dévot dirait que c’était un « petit homme ». La plupart de ses disciples était plus grand que lui. Mais nous ne pensions pas comme ça, qu’il était un petit homme. Quand nous voyions un reporter le décrire comme cela, un petit homme, cela n’avait aucun sens. C’était de toute évidence la vision déformée d’un non dévot. Son serviteur a dit une fois, « pour quelqu’un qui est supposément petit, ça prend toute votre énergie de couvrir son dos et de le masser. Je ne comprends pas comment ça se fait!). Il chaussait du 40, et sa taille de chemise était du 36. La paume de ses mains était douce avec de longues lignes fermement tracées.

Il y avait quelque chose de protecteur qui émanait de ses disciples du fait de la plus petite taille de Prabhupada. Nous voulions être sûr de le protéger parce qu’il était si grandiose, si précieux, notre maitre spirituel. Que ce soit en compagnie de karmis ou de dévots, son allure était royal quand il marchait avec sa cane, pas du tout comme un « petit » ou un « vieil » homme.  Quiconque, quelle que soit sa stature, quand il approchait Prabhupada le faisait respectueusement, s’adressant à lui avec déférence. Prabhupada était âgé et un homme cultivé, et de fait était toujours traité de cette manière, très respectueusement. Quand il parlait il était toujours raffiné et juste, et proclamait sa mission spirituelle dans chacune de ses actions, et les gens pouvaient le voir par eux même.

Ses disciples occidentaux l’accompagnaient habituellement, et ils étaient plein d’adoration pour Prabhupada, ceci aussi était impressionnant. Il n’était pas seul, mais avec ses serviteurs. S’il apparaissait plus petit, il contrôlait cependant tout ceux qui était plus grand que lui, par conséquent il était plus grand qu’eux. Il avait de la force. Son mental était fort. Son visage n’était pas petit, de même que son nez aristocratique et sa large bouche. Ses yeux était grands. Une fois encore tout ceci contredisait l’idée d’un « petit homme ». Il était saint, sadhu, pas petit. Il ne s’asseyait pas en catimini. Sa voix était profonde, pouvant être bourrue, forte, autoritaire, rien de petit. Son contrôle sur des hommes massifs comme brahmananda, Jayapataka, bhavananda était total. Ses mots, le mouvement de ses sourcils, ou la tournure de sa bouche pouvait littéralement les réduire au silence ou les faire se précipiter en actions. Et il a écrit tant de livres. Il n’était pas petit. Mais s’il le choisissait,  il pouvait être comme un enfant et vous aviez à vous occuper de lui complètement. C’était son amour.

Histoire N°9:

En Inde, Srila Prabhupada était souvent invité à assister à des programmes dans les maisons des gens. Quelquefois ces personnes étaient très pieuses et devenaient des dévots grâce au contact avec Srila Prabhupada. Dans certains cas, ils voulaient principalement des bénédictions matérielles comme la santé ou la prospérité, en retour d’avoir reçu un sadhu et ses disciples. Une fois, Srila Prabhupada était assis avec une vingtaine de ses disciples, dans le séjour d’un homme, pendant que celui ci présentait un à un tous les membres de sa famille.

« C’est ma femme. », dit l’homme, et la femme s’avança, s’inclinant légèrement en joignant les mains. « Et ça c’est mon fils ainé, ça c’est ma fille et voici mon plus jeune fils. » Chacun s’avança et dit son nom pendant que Prabhupada hochait la tête cordialement. « Voici le mari de ma fille » continua l’homme « et leur trois enfants. » Chacun d’eux apparut et disparut rapidement. Finalement tous les membres furent introduit et disparurent, laissant momentanément Srila Prabhupada seul dans le séjour avec ses dévots. D’un ton confidentiel, Prabhupada confia tranquillement à ses disciples : »C’est ma vie sexuelle. »

Histoire N°10:

Srila Prabhupada un jour a dit que quand un de ses manuscrits était imprimé et publié comme un livre il sentait que c’était comme s’il avait conquis un empire, et pour ses disciples c’était aussi l’occasion d’une association intime pour être capable de préparer ses livres pour l’impression et lui apporter en avance une copie fraîchement sortie des presses.

Quand le 7eme chant, 2eme partie du Srimad Bhagavatam fut imprimé, Srila Prabhupada restait au centre d’ISKCON de New York. Ramesvara swami et Radha-vallabha était partis à l’aéroport pour recevoir les deux premières copies envoyées par fret spécial. Il était environ deux heures du matin, quand ils revinrent au temple. Pressés de présenter le livre à Srila Prabhupada, ils prirent l’ascenseur  jusqu’à sa chambre qui était au onzième étage. La lumière était allumée dans sa pièce de réception. Ouvrant doucement la porte, ils trouvèrent qu’il n’était pas là. Ils allèrent à nouveau dans l’entrée et virent que la lumière de la salle de bain était allumée. Avec des grimaces d’enfants, contrôlant difficilement leur rire, ils cachèrent chacun un livre derrière leur dos et attendirent, en souriant de pouvoir les présenter à Prabhupada. Quand Prabhupada sortit, il les vit et dit: « Oh vous êtes ici? ». Il remarqua qu’ils avaient quelque chose derrière leur dos en essayant de contrôler leur sourire. « Vous avez quelque chose pour moi? » dit-il, réciproquant parfaitement à leur humeur. Il marcha ensuite en tête jusqu’au salon, jetant des regards amusés par dessus son épaule en les invitant d’un « par ici! ».

Quand ils tendirent les livres à Srila Prabhupada, il s’exclama: « Aaaah! » et en prit un immédiatement, le porta à son front. Il regarda la couverture et ensuite tourna le livre et regarda la couverture au dos. Il l’ouvrit à la première page et lut à haute voix le verset sélectionné en épitaphe. Il passa en revue toute l’introduction page par page, et regarda ensuite soigneusement toutes les illustrations. Ensuite Srila Prabhupada commença à lire le livre à haute voix, à partir de « Prahlad pacifie le Seigneur avec des prières. » La cérémonie joyeuse de présentation plongea bientôt dans l’extase d’une lecture du Bhagavatam par Srila Prabhupada. ll lut environ pendant quarante minutes, visiblement inconscient du reste.

Histoire N°11:

Prabhupada devait faire face à beaucoup d’inconvénients due à la vieillesse et la maladie, mais il n’était jamais affecté dans sa conscience de Krishna pure. Même extérieurement, il refusait souvent de s’incliner devant les obligations de sa maladie, pronostiqué selon les cas comme étant du diabète, une faible digestion, et beaucoup d’autres choses. Lui et ses disciples appelaient le docteur à intervalles réguliers, mais Srila Prabhupada prenait rarement leur prescriptions ni ne suivait les diètes et régimes indiqués. Il n’était pas ce qu’on pourrait appeler un bon patient.

Quand à New York, un médecin allopathique indien le visita et donna à Prabhupada des médicaments et des antibiotiques, Prabhupada fut polit et agréable, mais son serviteur, Hari Sauri, était sceptique.

« Allez vous prendre vos médicaments? » demanda t’il.

Prabhupada caressa les petites pilules sur son bureau et dit évasivement: « On verra. » Il ne les prit jamais. Certains dévots pensaient que Srila Prabhupada voyait des docteurs uniquement pour les engager dans le service de dévotion.

Il se rebellait contre les prescriptions sur sa diète même quand il était assez malade. Un Kaviraja en Inde, ordonna que Prabhupada ne pouvait pas manger de riz, de pomme de terre, du sucre et certains fruits. Quand il appela sa cuisinière, Daivisakti, à Vrindavan et lui demanda si elle pouvait faire du panjab boli, un subji de pomme de terre épicé, elle lui a rappelé consciencieusement, « Mais Prabhupada, vous ne pouvez pas manger de pomme de terre. ». Il endura cela pour quelques jours et ensuite annula l’ordre. Il demanda son bon vieux repas fait de riz, dhal, capatis et sabji. A ce moment là, un autre de ses serviteurs bien intentionné, Upendra, intervint et essaya de le restreindre. « Mais Prabhupada, le docteur vous a dit de ne pas prendre ces choses. Vous allez devenir malade. »

Prabhupada répliqua: « Nous ne sommes pas docteur dasa, nous sommes Krishna dasa. » Dès ce jour, il reprit sa diète normale.

A Mayapur, sa cuisinière Palika dasi, essaya une diète encore plus stricte, basée sur les instructions d’un fameux kaviraja de Calcutta. Dans ce cas, Prabhupada devait suivre un horaire complexe par lequel il devait prendre des pilules et manger et boire seulement à certaines heures. C’était en 1977, quand Prabhupada était si malade qu’il descendait rarement dans le temple pour donner des classes ou pour faire sa promenade matinale. Un après-midi, un dévot appelé Anakadundubhi, ne sachant pas les horaires serrés dans lequel Prabhupada pouvait boire et manger, apporta à Prabhupada une noix de coco fraîche, pour boire comme à son habitude. Alors qu’il commençait tout juste à boire, Palika entra et le gronda: « Srila Prabhupada vous n’êtes pas supposé boire quelque chose. »

Prabhupada répondit avec défi: « Qui a dit ça? » et il vida immédiatement tout le verre de jus, alors que d’habitude il le sirotait lentement. et il rajouta: « Toute ma vie, j’ai fait tout ce que j’ai voulu. »

Histoire N°12:

Un disciple, Satya-narayan das, avait été conseillé par d’autres dévots, qu’étudier sérieusement l’Ayurveda serait important. Satya-narayana vivait en Floride, mais il planifiait d’aller en Inde pour commencer des études médicales. Il avait écrit à un kaviraja de Calcutta, un que Prabhupada voyait quelquefois, et le kaviraja lui avait répondu qu’il acceptait Satya-narayana comme son élève.

Arrivant à Mayapur, Satya-narayana alla voir Srila Prabhupada, qui à ce moment là était en train de recevoir un massage sur le toit de ses appartements. Dès les premières tentatives de son disciple pour lui expliquer son projet d’Ayurveda, Srila Prabhupada leva ses mains et dit: « Oh, je suis très fatigué maintenant.  » Il semblait qu’il était non seulement fatigué mais pas particulièrement enclin à écouter.

Au bout d’un jour ou deux, Satya-narayan arrangea pour avoir une autre entrevue. Cette fois, il entra dans la chambre de Srila Prabhupada, offrit ses dandavats, et expliqua un peu plus les choses. « Je peux rester en tant que pujari ici à Calcutta. C’est seulement à un kilomètre du docteur, et je peux étudier sous ses directives. J’ai la permission de mon autorité. »

Prabhupada l’interrompit: « Non, ce n’est pas très important. » Ensuite il regarda au loin. Satya-narayana ne pouvait pas croire qu’il était supposé accepter sans plus de commentaire. Il voulait une réponse et une raison, alors il s’assit tranquillement en regardant Prabhupada. Prabhupada se tourna gentiment vers lui. « Nous ne sommes pas intéressés à étudier ces différentes sciences. Toute médecine qui marche, nous l’acceptons. En fait la médecine occidentale est très avancée, donc il n’y a aucune raison d’étudier cela. Nous voulons devenir des brahmanas. » Prabhupada pointa en direction du livre de Krishna sur son bureau et dit: « Lis simplement mes livres. C’est ce que tu dois faire.! »

Satya-narayana se sentit satisfait et dit, « Merci Prabhupada. »

Prabhupada répondit fortement, « Hare Krishna! « , et ce fut la fin de la carrière de Satya-narayana dans l’Ayurveda.